Derrière la crise Lagardère…

25 octobre 2013 Général 0 Comments

Bonjour, je reviens vers vous avec encore un coup de gueule. Oui les métiers de la presse évoluent et doivent modifier ses savoirs faire… Ce n’est pas forcément dans le bon sens. En tout cas pour celui de rédacteur/graphiste… Tout le monde à pu lire cet article ou celui  sur le problème que soulève Lagardère.

Voici un résumé de la crise Lagardère

En premier lieu, sachez que l’héritier est face à un choix à faire. Garder ses 34 titres de presse qui sont plus au moins bénéficiaires ou faire du ménage. Le marketing et la rentabilité a pris le pas sur la qualité et les besoins d’informations. A ce titre, il faut donc considérer le lecteur comme une « vache à lait » à qui on va  servir de l’information, « empaquetée » dans une maquette rigide, stérile. Cela sous entend l’appauvrissement de l’univers dans lequel le lecteur a tant aimé voguer.

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La transformation d’un métier

Le métier de Rédacteur / Graphiste est en passe de devenir un métier d’exécutant. Car la mise en place des photos dans des blocs images ultra cadenassés et couper un titre ou ajouter un chapô deviendra un formidable exploit. Exit le vrai métier de graphisme qui permettait à la double page ou au dossier de 6 pages de vivre. Un travail sur l’image de fond, des encadrés, ou même une typo qui permettait de mettre en avant un point essentiel de l’article.

Le besoin, de certaine rédaction, à vouloir transformer leurs rédacteurs/graphistes en pieuvre multi-tâches va tuer le métier. Un graphiste doit savoir modifier, créer un petit photo-montage, faire une belle maquette et dessiner une infographie. De là le considérer comme un exécutant, je dis NON ! La polyvalence à ses limites. Malheureusement, Lagardère, comme surement d’autres groupes, n’a pas choisi, la bonne solution. Il faut impérativement re-penser la publication des journaux sur le web, la mutation oui, mais pas n’importe comment !

Un choix à faire pas si difficile

Quand on est un groupe avec autant d’argent, on peut se donner les moyens de ne pas supprimer la qualité au détriment de la rentabilité, pour qui ? Juste pour ses lecteurs ?!

Bien des métiers changent actuellement. Il n’est pas rare de trouver des annonces dont les compétences demandées, ne font pas parties des études initiales de ces métiers.
Pour conclure, je fini avec ceci : laissons faire à chacun son métier et tout le monde sera gagnant,
Mr Lagardère, prenez le temps d’analyser la situation avant de penser à votre porte-monnaie, notre métier est en déclin.